Le marché de l’art en 2025 cartonne

Vous pensiez que l’art, c’était poussiéreux et réservé à une élite ? Détrompez-vous. Le tout dernier rapport d’Artprice, la référence mondiale sur le marché de l’art, vient de tomber et il est plus passionnant qu’un roman policier. Spoiler : l’art contemporain est en feu, les jeunes collectionneurs débarquent en masse, et Paris redevient un spot incontournable.

2025, une année record

L’année dernière, le marché mondial de l’art aux enchères a atteint 11,1 milliards de dollars, soit une croissance de 12% par rapport à 2024. Mieux : jamais autant d’œuvres n’avaient été vendues en une seule année. Plus de 867 000 lots ont trouvé preneur, un record historique.

Cette effervescence, on la doit en grande partie à la révolution numérique. Les maisons de ventes ont mis les bouchées doubles sur Internet, avec une augmentation spectaculaire des ventes en ligne. Résultat : l’âge moyen des acheteurs a chuté à 39 ans, contre 58 ans dans les années 90. L’art n’a plus d’âge, et c’est tant mieux.

Les États-Unis en tête, la Chine talonne, Paris brille

Sans surprise, les États-Unis restent numéro un avec 42% du marché mondial. Mais attention, la Chine n’est pas loin derrière avec 16%. Le Royaume-Uni complète le podium.

La grande gagnante de l’année, c’est la France. Avec une croissance de 26%, elle s’impose comme la quatrième place mondiale et… Paris devient la troisième ville la plus dynamique pour les ventes d’art, derrière New York et Londres, mais devant Hong Kong, Pékin et Shanghai. Sacré come-back pour la capitale française.

Les artistes qui ont fait l’année

Le grand vainqueur de 2025 ? Gustav Klimt. Trois de ses toiles issues de la collection Lauder ont trusté les plus belles enchères de l’année, avec un record à 236 millions de dollars pour son Portrait d’Elisabeth Lederer. C’est tout simplement la deuxième vente la plus chère de tous les temps, après le Salvator Mundi de Léonard de Vinci.

Côté femmes artistes, Frida Kahlo a repris sa couronne avec une vente à 54,7 millions, et Yayoi Kusama reste l’artiste femme la plus vendue au monde (mais attention, elle n’est que 23e au classement général, messieurs). La parité a encore du chemin.

Et puis il y a Pablo Picasso, toujours aussi populaire : avec 3 729 œuvres adjugées en un an, il est l’artiste le plus échangé de la planète. Une machine.

Et maintenant, place à l’IA

Ce qui est vraiment fou, c’est la manière dont Artprice prépare l’avenir. La société a demandé à une intelligence artificielle de pointe d’analyser ses données et de projeter le marché jusqu’en 2030. Verdict ? L’art contemporain va continuer de cartonner, les NFT (ces certificats numériques) vont se stabiliser comme une classe d’actifs à part entière, et l’IA va devenir un outil indispensable pour détecter les tendances avant tout le monde.

Le tout est orchestré depuis un lieu pour le moins singulier : la Demeure du Chaos, près de Lyon, un musée d’art contemporain classé œuvre d’art totale par le ministère de la Culture. C’est là que Thierry Ehrmann, le fondateur visionnaire, a installé les serveurs qui font tourner Artprice. Une sacrée preuve que l’art et la technologie peuvent faire bon ménage.

Bref, que vous soyez collectionneur aguerri ou simple curieux, une chose est sûre : le marché de l’art n’a jamais été aussi vivant, accessible et… imprévisible. Et c’est tant mieux.

Photo: Markus SpiskeUnsplash